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 You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy

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MessageSujet: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Sam 31 Déc 2011 - 8:53

    Une tempête avait dévasté la tête et le coeur de Lara. Si ce n'avait été la « simple » scène de la veille au soir, elle avait eu le droit au message, qui l'avait bousillée. Quand elle avait vu le nom de Jimy sur son téléphone, elle avait commencé par le balancer à travers la pièce en étouffant un cri de rage. Elle s'était recroquevillée dans un coin alors que Captain passait sa grosse ête pelucheuse par la porte. Les larmes de sa jeune maîtresse l'avaient fait sauter sur le lit pour la lécher consciencieusement, alors qu'elle se crispait pour ne pas exploser. Pourquoi ? Il ne lui avait pas assez fait de mal comme ça ? Il n'était pas heureux ? En ce moment précis, il devait avoir perdu sa virginité avec la plus grosse salope du bahut. Chose qu'il lui avait refusé. Elle tremblait. Il fallut du temps pour qu'elle se calme. Elle était allée tirer les rideaux, pour ne pas être visible de la maison d'en face, au hasard, et était allée prendre une douche. Assise en tailleurs sur son lit, bien plus tard, fixant le mur d'un regard vide, elle finit par baisser la tête vers son chien, qui avait son portable dans la gueule. Penchant la tête sur le côté, elle sentit ses yeux s'embuer malgré elle: Pourquoi … ? Pourquoi tu t'y mets aussi ? Tu l'as jamais aimé ... Captain ne pipa pas un seul son, et ouvrit la gueule sur ses genoux pour le lui rendre. Soupirant, elle le regarda, sans arriver à se décider. Elle ne savait pas si elle voulait savoir ce qu'il avait à lui dire? Et en même temps … elle avait peut-être besoin de ça. Qu'il l'insulte, qu'il lui dise qu'il avait pris son pied « et ça te fait quoi, pauvre fille », ou ce genre de chose. Sa main tremblait quand elle le déverrouilla et …

    … comment décrire ce qu'elle a pu ressentir. Cette fois, le cri partit, tout seul, sans qu'elle ait seulement moyen de le retenir. La nuit qu'elle passa fut … épouvantable. Agitée, insomnies, cauchemars, la totale. Et, au petit matin, la nuit ne lui avait pas porté conseil. Elle se sentait bafouée, trahie, et aucun texto au monde ne pourrait rattraper ça. Surtout pas. Elle n'ouvrit même pas les rideaux. Elle se sentait mal. Keith … tout ça pour … Putain. Elle enfila à peu près les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main, descendit les escaliers quatre à quatre. Ça n'allait pas se passer comme ça. Il n'en était pas question. Elle avait son mot à dire, elle avait des sentiments, et il n'était pas question qu'on se joue d'elle comme ça. Elle jeta un regard dégoûté au café qui l'attendait, se souvint en dernière minute qu'elle allait oublier son sac de natation et fila finalement au lycée. Quand elle arriva, il n'y avait pas grand monde. Un coup d'oeil à sa montre l'informa qu'effectivement, elle avait décollé très, très tôt. Rongeant son frein, elle fit les cent pas dans le couloir, quitte à se faire regarder de travers par les quelques élèves déjà en présence. Elle s'en foutait. Les ragots allaient déjà bon train la veille, et ce serait encore pire aujourd'hui. Les filles de l'équipe lui étaient loyales, mais sans doute pas au point de divulguer un ragot foireux, surtout si stupidement elles pensaient lui faire plaisir en détruisant la réputation de son ex. elle finit par s'asseoir sur les marches, près du casier de Jimy. L'attente fut insupportable. Mais finalement, quand il apparut, elle bondit. Il ne fallait pas qu'elle prenne le temps de réfléchir, sinon, elle n'aurait pas la force de le faire. Elle ne lui laissa pas le temps de s'échapper, refermant le casier du jeune homme.

    Jimy Lewiston ... Elle tremblait. Elle devait avoir une tête affreuse au vu de la nuit qu'elle avait passé. Elle sortit son téléphone, essaya de retrouver le message et finalement le lui balança en pleine figure, explosant: Tu peux m'expliquer ce tissu de conneries ?! Elle bouillait, elle n'en pouvait plus. Tu te fous de moi ? Tu es sorti avec moi pour Keith ? TU ES CON OU TU LE FAIS EXPRÈS ? Son poing finit par partir, mais il ne trouva que son torse alors que ses yeux s'humidifiaient bien malgré elle. J'avais raison, tu me mentais. T'as jamais fait que ça. Est-ce que y a un moment au moins où tu as été honnête ? ça faisait mal. Ça faisait très mal.
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Jeu 5 Jan 2012 - 21:27

    Cette nuit-là avait été mauvaise… Probablement la pire depuis sa naissance. Son sommeil avait été entrecoupé de rêves désagréables parce que trop plein de vérité. Il se revoyait, quittant Lara sans même qu’elle soit réellement au courant. Il se revoyait, partant avec Joyce, avec l’idée fixe de perdre sa virginité de façon débile maintenant qu’il ne pourrait plus le faire avec la fille de ses rêves. Il se revoyait, son portable en main, attendant désespérément une réponse à son texto qui ne viendrait probablement jamais. Bref, tous les problèmes qu’il avait eu avec Lara, il ne pouvait s’empêcher de les rêver, le faisant transpirer et mourir de honte en même temps. Le malaise qu’il éprouvait depuis qu’elle avait passé cette porte ne le quittait pas et il avait la désagréable impression que tout le monde le détestait maintenant, sauf peut être Lüz, qui était venue le voir pour le réconforter, après la merveilleuse idée qu’il avait eu de rompre avec la jolie brune de ses rêves…

    Lorsque son réveil sonna, il se sentit encore plus fatigué que la veille et profondément de mauvaise humeur. Son père le remarqua sur le champ mais ne fit aucun commentaire, dans ces cas-là, il ne savait pas quoi dire, alors il se taisait, quand bien même son fils attendait une étreinte de sa part. Encore plus en colère par le manque de réaction de son père, il quitta la maison sans même finir son petit déjeuner, habillé de pied en cap et un air refrogné sur le visage. Sur le chemin, il s’arrêta pour récupérer un café au starbuck et hésita un instant à se rendre en cours. Voir le visage réprobateur des autres, entendre leurs commentaires qu’il n’avait pas demandé ou toutes ces conneries de lycéens, ne l’attirait pas du tout. La seule chose qu’il désirait maintenant, c’était s’enterrer et ne plus rien savoir de toute cette histoire. Faire l’autruche ne l’aiderait pourtant pas, alors avec un soupir, il prit la direction du lycée, son café à la main. Un léger sourire feint sur le visage, il le sirota alors qu’il arrivait en vue de sa prison du jour. Son but était de ne pas paraître affecté par tout ça et surtout d’assumer sa partie de sexe avec Joyce, même si c’était ça le plus compliqué. Il ressentait de vifs remords à avoir offert sa virginité à cette fille, même s’il savait qu’intérieurement il en avait besoin. Sans faire attention aux murmures sur son passage, ni même aux rires ou autres choses du même genre, il alla vers son casier et l‘ouvrit d’un coup sec. Ses yeux se posèrent sur une photo d’eux deux et il s’en empara, avec la ferme intention de la réduire en miette au creux de sa main.

    Son projet fût avorté lorsque la porte du casier se ferma violemment. Sous la surprise, Jimy sursauta et finalement se refrogna en croisant le regard de la jeune femme. Jimy Lewiston ... Il hésita une seconde à lui répondre, avant de se rendre compte que c’était ridicule. Il se contenta donc de l’observer faire, sans un autre geste que celui de croiser les bras sur sa poitrine. Le téléphone, lorsqu’il entra en contact avec son œil, le fit sursauter de nouveau et sous la surprise, il lâcha la photo qui alla s’échouer aux pieds de Lara, juste sous le portable qui était tombé au sol aussi. Tu peux m'expliquer ce tissu de conneries ?! Tu te fous de moi ? Tu es sorti avec moi pour Keith ? TU ES CON OU TU LE FAIS EXPRÈS ? Les regards se tournaient lentement vers eux, mais il s’en moquait, tout ce qui lui importait, c’était ces larmes qui naissaient dans ses yeux et le mal que ça pouvait faire à son propre cœur. Il ne répondit rien une nouvelle fois, parce qu’il n’en eut pas le temps. J'avais raison, tu me mentais. T'as jamais fait que ça. Est-ce que y a un moment au moins où tu as été honnête ? Le poing sur son torse ne lui faisait pas mal, du moins pas physiquement.

    Ses bras étaient retombés mollement le long de son corps lorsque le téléphone l’avait touché mais maintenant que la douleur irradiait son œil, il déposa sa main dessus, sa fraîcheur lui arrachant un soupir. Ca y est, t’as fini d’attirer l’attention sur nous ? Sa voix était d’un calme olympien, qu’il était loin de ressentir. Je vois pas pourquoi tu t’énerves babe. Tu voulais la vérité, je t’ai donné la vérité, maintenant assume. T’as jamais compris que je te mentais pour ton bien, maintenant assume d’avoir la vérité ! De calme, sa voix devint monotone. Il énonçait ses mots sans aucune émotion, preuve s’il en est qu’il était réellement touché par tout ce qui lui arrivait. Tout ce qu’il essayait de faire, c’était passer la tempête pour ne plus ressentir cette douleur dans sa poitrine, qui n’avait rien à voir avec les coups qu’elle lui donnait. Maintenant que tu le dis, il y a une chose que je t’ai dite juste avant que Keith n’arrive. Je n’avais jamais été si sincère. Lorsque je t’ai dit que quoi qu’il puisse advenir, je t’aimais. C’est une chose que tu ne dois pas oublier, jamais. Je suis pas un mec bien, mais je t’aime… Pour ce que ça vaut… C'est-à-dire pas grand-chose. Ca ne valait presque rien, il en avait bien conscience, mais il ne voulait pas qu’elle doute sur ce sujet, il avait vraiment des sentiments très forts pour elle, probablement à vie !
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Jeu 5 Jan 2012 - 23:00

    Elle se sentait mal. Elle avait envie de pleurer, de hurler, de le frapper, de se taper la tête contre le casier, de lui frapper la tête contre le casier, d'aller demander aux gens autour d'aller se faire foutre, mais elle ne parvenait à rien d'autre que de souffrir atrocement, incapable de quitter son visage des yeux. Chaque mot de son texto était gravé en lettres de feu dans son esprit, et elle voulait les lui renvoyer en pleine figure, les lui faire ravaler, qu'il lui dise que c'était une connerie, qu'il avait été envoûté, enfin n'importe quoi, oui, tiens, que cette pute qui lui courait après était une sorcière, qu'elle avait usé de magie sur lui pour le faire rompre avec elle et abuser de lui, et qu'en fait il l'aimait et jamais il ne pourrait lui faire une chose pareille. Mais il restait là, impassible, à finalement poser sa main sur son oeil en la regardant d'un air totalement neutre. Non. Elle voulait qu'il pleure, qu'il essaye de la récupérer, qu'il se batte, mais pas qu'il reste sans dire un mot devant elle. Elle voulait le secouer, le frapper, le maltraiter, le faire souffrir. Etait-ce réellement des larmes qu'elle avait vu dans ses yeux ? Elle n'aurait su le dire, peut-être était-ce juste le reflet de celles qui brillaient à présent dans les siens, qu'elle retenait à grandes inspirations rageuses. Elle ne voulait pas lui faire ce plaisir. Mais quand il ouvrit la bouche, elle sut qu'elle ne pourrait pas tenir longtemps. Ca y est, t’as fini d’attirer l’attention sur nous ? Elle aurait voulu lui hurler qu'elle s'en foutait, que c'était déàj fait, qu'en plus en s'affichant avec l'autre salope il l'avait suffisamment fait pour deux, mais elle n'y parvint pas. Elle croisa les bras, tentant de prendre un air dur, un air de défi, mais ne parvenant malheureusement pas à masquer la tristesse infinie qui teintait son regard. Je vois pas pourquoi tu t’énerves babe. Tu voulais la vérité, je t’ai donné la vérité, maintenant assume. T’as jamais compris que je te mentais pour ton bien, maintenant assume d’avoir la vérité !

    Elle dut fermer les yeux, deux secondes. Ouah. Le lire était une chose, l'entendre et se le prendre en pleine figure en était une autre. Et Dieu que ça faisait encore plus mal. Ce n'était pas une plaisanterie. Ce n'était pas un charme, un maléfice, un rituel, un sortilège ou un truc du genre, non. C'était juste … « ça ». Il voulait voir quel genre de fille aimait son meilleur ami. Il avait été curieux. Pour lui. Et pas pour elle. Ce n'était pas parce qu'il s'était intéressé à elle qui l'avait embrassée, la première fois. En fait, il pensait à Keith. Quand il l'avait conduite au Bal, sans doute n'avait-il eu aucun regard réel pour sa tenue, pour ce qu'elle était. Il avait tenu à ce que Keith reste. Elle aurait pu se sentir jalouse, quelque part. Mais elle se sentait tellement bafouée, tellement humiliée qu'elle ne le put pas. Il s'était juste … servi d'elle, c'était le mot. Elle secoua lentement la tête, à plusieurs reprises, comme si cela allait dissiper le malêtre qui l'envahissait, ou alors les larmes qui avaient pris place dans ses yeux, et n'attendaient que le fait qu'elle batte des cils pour se mettre à couler. Elle ne pouvait simplement pas y croire. C'était … trop dur. Et non, ce n'était pas une question d'égo; c'était son coeur qui était en pièces et hurlait, seul, dans un coin, qu'on avait joué avec lui, qu'on l'avait abimé sans penser aux conséquences. Elle finit par ouvrir la bouche, et sa voix trembla: Et t'as jamais pensé que t'aurais pu juste … pas me mentir ? T'sais, genre penser que j'étais une fille. Que j'allais m'attacher. Et que t'allais immanquablement me faire souffrir ? Non ? Elle finit par rouvrir les yeux, et son regard était douloureux quand il se posa sur lui. Une larme dévala sa joue, d'ailleurs. Elle voulait juste arrêter de ressentir tout ça. De réfléchir. Elle voulait partir. Et en même temps pas. Parce qu'elle avait besoin de ça, quelque part. D'essayer de comprendre ce que ces longs mois avaient été. Pour pouvoir tirer un trait dessus. Ou pas.

    Maintenant que tu le dis, il y a une chose que je t’ai dite juste avant que Keith n’arrive. Je n’avais jamais été si sincère. Lorsque je t’ai dit que quoi qu’il puisse advenir, je t’aimais. C’est une chose que tu ne dois pas oublier, jamais. Je suis pas un mec bien, mais je t’aime… Pour ce que ça vaut… C'était pour ça ... Elle pleurait. Silencieusement. Il n'y avait pas de sanglots, son visage n'était pas tordu par la souffrance, mais des larmes glissaient le long de ses joues sans discontinuer, et sans qu'elle puisse rien faire pour les arrêter. Elle n'esquissa même pas le moindre geste. Cette formulation lui avait semblé étrange, mais elle n'avait pas cherché à creuser, parce qu'il lui avait dit qu'il l'aimait. Comme elle. Leurs sentiments étaient identiques. Et ça l'avait transportée. Elle secoua la tête, une fois de plus: Tu savais que tu allais me rejeter, d'une façon ou d'une autre, et tu voulais juste … essayer de te rattraper ? Parler lui faisait un mal de chien, mais elle ne voulait pas s'arrêter. Elle frissonna, ayant soudain très froid, et passant ses bras autour d'elle, comme pour se protéger. T'avais tout prévu … Quoi que je fasse, c'était foutu, hein ? Depuis ce jour, où tu m'as abordée, où j'y croyais pas, en fait, tu avais décidé de la fin. Me concernant en tous cas. Tu savais que je pouvais avoir des sentiments, mais ça comptait pas … et ça compte toujours pas ...T'as raison, ça vaut rien. Ça vaut rien parce que tu te battras pas pour moi. Pour nous. C'est que des mots. Vides de sens. Et Dieu qu'ils la tuaient ...
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Ven 6 Jan 2012 - 16:50

    Et t'as jamais pensé que t'aurais pu juste … pas me mentir ? T'sais, genre penser que j'étais une fille. Que j'allais m'attacher. Et que t'allais immanquablement me faire souffrir ? Non ? Il ne put s’empêcher de pousser un léger soupir malgré lui. Même s’il semblait sans vie, sans sentiments, il continuait à se penser plus blasé de lui-même qu’il ne l’était réellement. Que pouvait-il répondre à ça ? Simplement qu’il n’avait jamais cherché à lui plaire ? Que personne de sensée ne serait tombé amoureux de lui alors qu’il y avait Keith dans la balance ? Beaucoup de réponses traversèrent son esprit mais aucune ne lui sembla bien satisfaisante. A vrai dire, sa tête fourmillait de bonnes excuses et de bonnes réponses mais il n’ouvrit pas la bouche, se contentant de la fixer sans émotion aucune. S’il ne voulait pas réagir à ça, c’était en partie parce que tout ce qu’il pourrait dire le mettrait lui en position de victime, chose qu’il n’était pas assurément. Cependant il reprit la parole, trouvant insensé qu’elle puisse remettre en question toute leur relation sous prétexte qu’il n’était pas sorti avec elle pour les bonnes raisons. Maintenant que tu le dis, il y a une chose que je t’ai dite juste avant que Keith n’arrive. Je n’avais jamais été si sincère. Lorsque je t’ai dit que quoi qu’il puisse advenir, je t’aimais. C’est une chose que tu ne dois pas oublier, jamais. Je suis pas un mec bien, mais je t’aime… Pour ce que ça vaut… C'était pour ça ...

    Ce n’était pas prémédité, mais il baissa les yeux vers elle et se sentit poignardé par sa douleur. Bon sang, comment avait il pu tomber amoureux d’elle tout en sachant tous les problèmes que ça engendrerait. La voir pleurer maintenant lui faisait un mal de chien et il voulait la prendre dans ses bras, lui dire que c’était rien, qu’il était là… Cependant il ne put rien faire de tout cela, il devait être fort, pour qu’elle l’oublie, pour qu’elle fasse sa vie avec Keith. S’il se montrait faible, s’il montrait la moindre faille, elle s’y engouffrerait certainement, les brisant encore un peu plus tous les deux. Tu savais que tu allais me rejeter, d'une façon ou d'une autre, et tu voulais juste … essayer de te rattraper ? Ses sentiments, remis en question par cette simple phrase, hurlèrent en lui de se manifester, de lui dire que tout ça n’était qu’une erreur qu’il n’aurait pas du commettre. Qu’il allait revenir vers elle si elle acceptait de lui pardonner, et tant pis pour Keith.

    Cependant sa raison fût la plus forte et encore une fois, il resta silencieux, encaissant avec douleur ses remarques et ses larmes. T'avais tout prévu … Quoi que je fasse, c'était foutu, hein ? Depuis ce jour, où tu m'as abordée, où j'y croyais pas, en fait, tu avais décidé de la fin. Me concernant en tous cas. Tu savais que je pouvais avoir des sentiments, mais ça comptait pas … et ça compte toujours pas ... Si ça comptait, ça comptait vraiment… Lorsque Keith les avait interrompu, Jimy avait eut quelques secondes pour prendre une décision et il avait décidé de la laisser faire. Selon ses actions, ses réactions, ses façons de voir les choses, il romprait avec elle ou déciderait de laisser tomber Keith pour elle. Intérieurement, il avait prié tous les dieux existants pour qu’elle s’en moque de lui, pour qu’elle se blottisse dans ses bras et de lui dire que ce n’était pas important, qu’ils pouvaient reprendre. Mais elle avait choisi de compatir à la douleur de Keith. Elle avait choisi de le considérer comme un salaud. Ce qu’il était certes, mais il avait été prêt à changer ça pour elle. Bref, elle avait fait son choix et il s’était tenu à sa décision, simplement. Il ne pouvait pas lui dire ça maintenant, s’il le faisait, il passerait pour le connard qui n’assume pas ses choix et il passerait pour la victime dans l’histoire alors qu’il était tout aussi responsable qu’elle. T'as raison, ça vaut rien. Ça vaut rien parce que tu te battras pas pour moi. Pour nous. C'est que des mots. Vides de sens. C’est faux !

    Ses yeux fixaient le sol et sa voix était morne, mais il n’avait pu retenir ces mots de s’échapper. Se battre pour elle, il avait décidé de le faire, seulement si elle accordait à leur histoire plus que son amitié pour Keith, ce qui lui-même était prêt à faire. Je me serais battu pour toi. Lorsque j’ai accepté de coucher avec toi, j’étais prêt à oublier les raisons pour lesquelles je suis sorti avec toi. J’étais prêt à laisser tomber mon amitié avec Keith pour te garder. En acceptant de te donner ma virginité, je voulais te donner ce que j’avais de plus cher. Tu as dit que j’avais tout gâché le soir de la fête, je pense que tu as tout gâché… En se taisant, il se rendit compte qu’il n’était pas forcément super clair, mais il n’arrivait pas à finir son raisonnement, il n’arrivait pas à terminer… Traite moi de nana si tu en as envie, mais je ne voulais donner ma virginité qu’à une seule fille, celle de ma vie. J’en étais venu à penser ça de toi. Mais tu es partie. Tu as claqué la porte sur notre histoire en même temps que tu as décidé d’aller rejoindre Keith pour le consoler. Ses yeux maintenant, pétillaient de colère et il conclut finalement, conscient d’assener le coup de grâce. Je ne t’ai rien dit, parce que je t’aurais perdu. Je suis coupable de mon silence et d’avoir caché ce que représentait vraiment le sexe pour moi. Toi par contre, tu es responsable de la fin de notre histoire, que tu le veuilles ou non ! Il se détourna finalement, et se posa, dos sur son casier, pour se maintenir. L’émotion lui coupait les jambes et il se sentait mal, même s’il essayait de ne rien y paraître.
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Ven 6 Jan 2012 - 17:35

    C’est faux ! Elle sursauta, même s'il n'avait pas élevé la voix. Es yeux posés sur lui, elle se rendit compte qu'il la tuait à ne pas la regarder. En fait, il était en train de l'assassiner. Et elle aurait bien hurlé « au meurtre », mais d'une part, personne sans doute ne serait intervenu, parce que le monde était sourd, même si tout le monde était toute ouïe dans ce couloir, pour percer le secret de ce couple qui semblait si heureux, si bien assorti, et qui là, se déchirait en public. Et, d'autre part, parce que sa gorge était trop nouée, et parce que ses larmes risquaient de la noyer si elle tentait d'émettre le moindre son. Non, ce n'était pas faux, c'était vrai. C'était sa déclaration qui était fausse, qui ne voulait rien dire. Il ne l'aimait pas elle, c'était Keith qu'il aimait, depuis le début, qu'il aimait bien plus qu'elle. Elle voulait qu'il ravale ces mots, qu'il arrête de se parjurer, qu'il arrête de se foutre de sa gueule, qu'il cesse ce petit jeu, là, maintenant, tout de suite. Il n'avait pas assez de mal comme ça ? Qu'il avoue, qu'il avoue qu'il s'en foutait, et elle lui enverrait la plus belle droite qu'elle ait jamais mise à personne, avant de s'enfuir, de sécher les cours pour aller s'épuiser dans le bassin olympique, ses larmes se confondant avec l'eau chlorée. Mais non, il restait là. Et, sans aucune considération pour elle, pour ce qu'elle pouvait ressentir, il continuait, d'enfoncer le clou, de la lacérer, tant qu'il pouvait. Sans la regarder. Parce qu'il était bien trop lâche pour ça.

    Je me serais battu pour toi. Lorsque j’ai accepté de coucher avec toi, j’étais prêt à oublier les raisons pour lesquelles je suis sorti avec toi. J’étais prêt à laisser tomber mon amitié avec Keith pour te garder. En acceptant de te donner ma virginité, je voulais te donner ce que j’avais de plus cher. Elle tressaillit, et manqua de hurler. Un hurlement strident, douloureux, qui aurait fait éclater les vitres alentour et les vaisseaux de Jimy, du style Bannie, de Charmed. Il se foutait d'elle ? Tu as dit que j’avais tout gâché le soir de la fête, je pense que tu as tout gâché… Il plaisantait. Ou voulait la pousser au suicide. Ou se déchargeait de toute responsabilité. Ou un peu de tout ça à la fois. Elle allait le réduire en pièces. Et après, elle irait se noyer. Traite moi de nana si tu en as envie, mais je ne voulais donner ma virginité qu’à une seule fille, celle de ma vie. J’en étais venu à penser ça de toi. Mais tu es partie. Tu as claqué la porte sur notre histoire en même temps que tu as décidé d’aller rejoindre Keith pour le consoler. Ou vomir, au choix, surtout quand il releva les yeux vers elle. Cette fois, ce fut elle qui détourna le regard, alors que ses larmes se faisaient brûlantes, mêlées de rage. Je ne t’ai rien dit, parce que je t’aurais perdu. Je suis coupable de mon silence et d’avoir caché ce que représentait vraiment le sexe pour moi. Toi par contre, tu es responsable de la fin de notre histoire, que tu le veuilles ou non ! Il se détourna alors qu'elle déserrait les lèvres, dents toujours serrées, expirant profondément pour ne pas éclater; en sanglots, en vague de violence, elle ne savait pas trop. Elle n'était pas du genre à se donner en spectacle, mais en même temps, elle n'était pas non plus le style à en avoir quelque chose à faire de ce que les gens pensaient, alors …

    Alors elle s'avança, non sans avoir inspiré profondément. Elle allait finir ça. S'achever, l'achever, achever leur histoire. Et après, elle irait quelque part mourir de douleur. Car si elle s'apprêtait à lui faire mal, elle allait en pâtir sévèrement au passage. D'un geste brusque, elle attrapa Jimy pour le remettre face à elle. Elle planta son regard dans le sien. Elle était blanche, cette fois, et ses larmes s'étaient arrêtées dans leur trajectoire, à mi-chemin entre ses yeux et son menton. Dis-moi que tu te fous de moi. Elle regardait au fond de ses yeux, et le pire, c'était qu'il semblait y croire dur comme fer. Elle secoua la tête, dégoûtée: Une première fois spéciale … un cadeau hein … donc la plus grosse traînée du lycée est la femme de ta vie ? Grande nouvelle mesdames et messieurs, Jimy Lewiston a de profonds sentiments pour Joyce Fetherson ! Elle s'était tournée vers le couloir, comme pour prendre les curieux à témoin. Elle n'en avait plus rien à faire. Ou si. Mais quitte à crever et à avoir le coeur brisé, autant s'achever jusqu'au bout. Tu parles d'un scoop ... finit-elle par murmurer, alors que ses yeux s'embuaient de nouveau. Elle était faible. Et elle détestait ça. Excuse-moi, j'ai pas réalisé que tu étais sérieux quand tu disais vouloir jeter notre histoire à la poubelle si j'allais consoler un ami qui venait d'être bouleversé, et qui souffre par notre faute depuis longtemps. Je pensais que c'étaient des mots en l'air, que, tu sais, tu avais un coeur, et que tu comprendrais qu'il pouvait aller mal, et que je pouvais également me sentir mal de le savoir souffrir. Mais effectivement, étant donné que tu as passé ton temps à me cacher les choses, je n'ai pas pu faire le rapprochement. Alors arrête. Arrête de dire que c'est ma faute. C'est la tienne. J'avais pas les cartes en main, je savais pas ce qui se jouait. Elle frissonna. Elle n'en pouvait plus. Si j'avais su, est-ce que je serais restée ? Sans doute. Parce que tu peux dire tout ce que tu veux, Jimy, je t'ai aimé. Comme une folle. Et je t'aime encore, sans aucun doute. Elle pleurait de nouveau. Mais cette fois, elle s'essuya les yeux d'un revers de la manche. Et … je t'aurais peut-être supplié de revenir sur ta décision. Avant hier soir, c'est sûr même. Elle releva son regard blessé vers lui. Mais là … que tu essayes de me faire porter la faute de l'échec de notre relation, et surtout … surtout que ta putain de virginité dont tu étais tellement fier et tellement épris, tu l'as cédé à une salope … ça veut dire quoi, au final ? C'est quoi, tes principes, ça veut dire quoi, l'amour, le sexe ? Si l'un peut être remis en question sur une simple décision, et si l'autre peut être bradé pour je ne sais quelle raison … Elle secoua la tête. Elle avait fini. Elle se baissa, pour ramasser son téléphone, mais tomba sur la photo d'eux deux. La prenant entre deux doigts, elle se releva, la contemplant un instant, avant de lever les yeux vers lui, puis l'image, et de la déchirer, et deux morceaux propres, avant de la lui tendre: Voilà.
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Ven 6 Jan 2012 - 18:10

    Dis-moi que tu te fous de moi. Il sursauta brusquement. S’il s’était laissé faire lorsqu’elle l’avait tourné vers elle, là il ne comprenait pas sa réaction. Il ne se moquait pas d’elle, loin de là, tout ce qu’il désirait maintenant, c’était qu’elle comprenne tout ce qu’elle avait perdu et que ce n’était pas que de sa faute à lui. Ses yeux dans les siens lui firent mal mais il ne détournait pas les yeux, le plus important maintenant, c’était de la laisser s’exprimer, quitte à souffrir plus encore. Une première fois spéciale … un cadeau hein … donc la plus grosse traînée du lycée est la femme de ta vie ? Grande nouvelle mesdames et messieurs, Jimy Lewiston a de profonds sentiments pour Joyce Fetherson ! Ses dents se serrèrent lorsqu’elle acheva sa phrase. Elle ne comprenait rien, rien du tout. Tous ces mois avec lui, mais elle ne savait toujours pas comment il fonctionnait. Certes, son comportement était un peu spécial, mais il ne jouait pas toujours un rôle avec elle, il se sentait des fois tellement bien. Il secoua la tête pour s’empêcher de retourner dans le passé, alors même que ses poings se serraient. Ce n’était pas réellement de la colère, mais plutôt de la frustration de ne pas réussir à se faire comprendre de la jeune femme.

    Tu parles d'un scoop ... Ce n’est pas vrai ! Mais ses lèvres avaient à peine bouger, dans le bruit ambiant de la réaction des autres, sa voix faible s’était certainement perdue. Excuse-moi, j'ai pas réalisé que tu étais sérieux quand tu disais vouloir jeter notre histoire à la poubelle si j'allais consoler un ami qui venait d'être bouleversé, et qui souffre par notre faute depuis longtemps. Pan ! Première balle. Et sa souffrance à lui dans l’histoire ? Je pensais que c'étaient des mots en l'air, que, tu sais, tu avais un coeur, et que tu comprendrais qu'il pouvait aller mal, et que je pouvais également me sentir mal de le savoir souffrir. Pan ! Deuxième balle. Et son cœur à lui, qui souffrait d’avoir fait tout ça pour elle, au détriment de son meilleur ami. Mais effectivement, étant donné que tu as passé ton temps à me cacher les choses, je n'ai pas pu faire le rapprochement. Alors arrête. Arrête de dire que c'est ma faute. C'est la tienne. J'avais pas les cartes en main, je savais pas ce qui se jouait. Pan ! Troisième balle. Là, il ne pouvait rien contrer parce qu’elle avait raison. Il était celui qui avait tout caché et il était responsable de leur malentendu. Si j'avais su, est-ce que je serais restée ? Sans doute. Parce que tu peux dire tout ce que tu veux, Jimy, je t'ai aimé. Comme une folle. Et je t'aime encore, sans aucun doute. Pan ! Quatrième balle. Il n’avait jamais douté de ses sentiments pour lui, mais qu’ils soient énoncés comme ça lui faisait vraiment mal. Comme une impression d’avoir perdu quelque chose de réellement important pour lui… C'est-à-dire elle ! Et … je t'aurais peut-être supplié de revenir sur ta décision. Avant hier soir, c'est sûr même. Mais il avait déconné. Cette fois, il ne pouvait lui imputer aucune faute. Souffrant comme un beau diable, il s’était métamorphosé, se transformant littéralement en badass et sautant sur la première salope venue. Pas maintenant je suppose…

    Une nouvelle fois pourtant, sa voix était très basse, comme s’il n’osait plus prendre la parole à voix haute. Mais là … que tu essayes de me faire porter la faute de l'échec de notre relation, et surtout … surtout que ta putain de virginité dont tu étais tellement fier et tellement épris, tu l'as cédé à une salope … ça veut dire quoi, au final ? C'est quoi, tes principes, ça veut dire quoi, l'amour, le sexe ? Si l'un peut être remis en question sur une simple décision, et si l'autre peut être bradé pour je ne sais quelle raison … Cette fois, la colère l’habita de nouveau. Ce n’était pas à elle de dire qu’il avait bradé son amour pour elle. Elle avait fait son putain de choix. Sans être réellement au courant de ce qui se tramait, mais elle l’avait choisi lui et non pas son petit ami qu’elle était censé aimé. Oui, Keith souffrait, mais et lui ? Il détourna le regard pour qu’elle ne voit pas sa colère. Cependant lorsqu’elle se baissa, ses yeux se posèrent sur la photo et il eut un léger souffle au cœur. Souffle qui se transforma en cratère lorsqu’elle déchira la photo. Il se sentit suffoquer et une larme s’échappa de ses yeux. Une seule, qui devint deux lorsqu’elle lui tendit les morceaux. Voilà. D’un geste rageur, il s’essuya les yeux et attrapa Lara par le bras. Je vois que j’ai encore le rôle du salaud dans l’histoire. Dis moi Lara… Tu parles du cœur de Keith, que l’on a brisé probablement allégrement. Et le mien dans l’histoire ? Je sais que tu ne crois pas à mes sentiments, mais comment crois-tu que je me suis senti lorsque tu t’es précipitée pour aller le voir ? Comment crois-tu que je me sens maintenant, alors que j’ai absolument tout perdu ?

    Son souffle sembla lui manquer alors il se tût quelques millièmes de secondes avant de reprendre. Je sais que je t’ai caché des choses. Tu ne m’as pas choisi parce que tu ignorais que j’étais sérieux ? Tu ne m’as pas choisi parce que tu penses qu’il souffre plus que moi ? La belle affaire ! Tu ignorais peut être tous les tenants et aboutissants, mais tu savais que ma virginité était importante. Conscient d’aborder un sujet qui fâche, il continua, expliquant toujours. Tellement importante que je l’ai filé à la première salope venue… Tu sais pourquoi ? Parce que j’ai un putain de cœur brisé ! J’ai voulu baiser n’importe qui, pour oublier que je venais de me faire jeter sans même que tu ne t’en rendes compte. Il la lâcha soudain et referma le poing autour de la photo déchirée. Mes principes, c’est quoi ? Le sexe, coucher avec celle que j’aime. Mais quand celle que j’aime choisi un autre mec, rien à foutre à qui je peux la donner. Rien à foutre, parce que c’est toi que j’aime et que je t’aurai jamais ! L’amour… De ce que je vois, j’aurais jamais du le choisir plutôt que l’amitié. Tu sais, j’aurais pu te jeter après le bal, ou pas longtemps après. Si je suis resté, c’est parce que je suis tombé amoureux. J’AI BAFOUE MON PUTAIN DE MEILLEUR AMI POUR TOI, VIENS PAS ME DIRE QUE MES SENTIMENTS C’EST DU VENT ! Il cligna des yeux soudain, sous les murmures de tous les gens présents. Il avait hurlé sans même s’en rendre compte. Que tu me crois ou pas, j’m’en balance. Je ne reviendrais pas sur ma décision de toute façon. J’ai laissé tomber l’amour et je vais essayer de récupérer mon meilleur ami. J’aurais jamais du rester avec toi quand je me suis rendu compte que je t’aimais !
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Sam 4 Fév 2012 - 11:23

    Je vois que j’ai encore le rôle du salaud dans l’histoire. Bien sûr. Tu ne comptais pas que je te prenne pour la victime de l'affaire quand même ? Ils étaient deux, victimes de cette affaire. Il avait peut-être mal, mais lui connaissait les tenants et les aboutissants. Keith et elle n'avaient pas eu le choix, quoi qu'il puisse en dire. Dis moi Lara… Tu parles du cœur de Keith, que l’on a brisé probablement allégrement. Et le mien dans l’histoire ? Comme s'il en avait réellement un. S'il en avait un, il ne resterait pas là, devant elle, à la fusiller du regard. Il ne l'aurait pas tuée en allant coucher avec la Fetherston. Il l'aurait attendu dans sa chambre le temps qu'elle aille s'excuser auprès de Keith, et quand elle serait revenue, elle l'aurait rassuré, elle l'aurait embrassé, et ils auraient repris où ils en étaient restés. Mais non. Il avait fallu qu'il gâche tout, qu'il monte sur ses grands chevaux, alors que c'était avec lui qu'elle était. Alors que c'était ça, le plan de départ. Alors que … Il aurait pu tout avoir. Elle aurait pu savoir la vérité, essayer de comprendre ses raisons, entendre l'histoire en entier. Consoler Keith, lui expliquer qu'ils étaient amoureux et que ce n'était pas contre lui. Elle l'aurait fait, sans la moindre hésitation. Mais non. Alors son coeur était peut-être en morceaux, mais c'était lui qui avait tout perdu, seul, sans que personne ne l'aide. Je sais que tu ne crois pas à mes sentiments, mais comment crois-tu que je me suis senti lorsque tu t’es précipitée pour aller le voir ? Et comment s'était-elle senti elle, quand il l'avait menacée de la quitter juste parce qu'elle allait consoler un ami ? Comment crois-tu que je me sens maintenant, alors que j’ai absolument tout perdu ? Et elle, comment se sentait-elle, maintenant qu'il lui jetait des regards assassins en lui disant que tout était de sa faute ?

    Je sais que je t’ai caché des choses. Tu ne m’as pas choisi parce que tu ignorais que j’étais sérieux ? Tu ne m’as pas choisi parce que tu penses qu’il souffre plus que moi ? Je n'ai pas choisi... souffla-t-elle, se demandant si c'était de la tristesse, de la colère ou de la lassitude qu'elle ressentait. La belle affaire ! Tu ignorais peut être tous les tenants et aboutissants, mais tu savais que ma virginité était importante. Tellement importante que je l’ai filé à la première salope venue… Tu sais pourquoi ? Parce que j’ai un putain de cœur brisé ! J’ai voulu baiser n’importe qui, pour oublier que je venais de me faire jeter sans même que tu ne t’en rendes compte. Si je ne m'en suis pas rendu compte c'est que c'est toi qui m'as jetée, Jimy. On ne jette pas quelqu'un si on ne le veut pas. Et moi, je ne le voulais pas. S'il l'entendait ? Elle n'en était pas sûre. Elle avait l'impression de se retrouver face à un mur, qui déblatérait des horreurs. Mes principes, c’est quoi ? Le sexe, coucher avec celle que j’aime. Mais quand celle que j’aime choisi un autre mec, rien à foutre à qui je peux la donner. Rien à foutre, parce que c’est toi que j’aime et que je t’aurai jamais ! L’amour… De ce que je vois, j’aurais jamais du le choisir plutôt que l’amitié. Tu sais, j’aurais pu te jeter après le bal, ou pas longtemps après. Si je suis resté, c’est parce que je suis tombé amoureux. J’AI BAFOUE MON PUTAIN DE MEILLEUR AMI POUR TOI, VIENS PAS ME DIRE QUE MES SENTIMENTS C’EST DU VENT ! Elle ne recula pas. Campée sur ses deux pieds, elle avait certes baissé les yeux sous la violence de ses paroles, mais elle ne bougea pas d'un iota. Après le Bal … oui, les choses s'étaient accélérées entre eux. Il s'était détendu, ou du moins avait arrêté d'en faire des tonnes, de se sentir obligé de dire des conneries, bref … Oui. Il était sans doute tombé amoureux d'elle à ce moment-là. Lasse, Lara s'apprêtait à récupérer son téléphone. Elle ne voulait pas rester là, elle ne pouvait plus l'entendre dire des horreurs. Il avait enterré leur histoire sans qu'elle ait un mot à dire, il avait choisi d'interpréter ses réactions comme il le voulait. Alors elle n'avait plus rien à faire là. Elle avait entendu ce qu'elle avait à entendre, et elle n'en pouvait plus. Elle ne le voulait plus. Mais il trouva le moyen de l'achever. Que tu me crois ou pas, j’m’en balance. Je ne reviendrais pas sur ma décision de toute façon. J’ai laissé tomber l’amour et je vais essayer de récupérer mon meilleur ami. J’aurais jamais du rester avec toi quand je me suis rendu compte que je t’aimais ! Tu as raison ...

    Elle avait froid, d'un coup. Elle s'enveloppa de ses bras pour s'empêcher de trembler. C'était comme si tout sentiment s'était envolé, et elle se sentait seule, brusquement, et complètement perdue. Mais résignée, quelque part. Elle étouffa quelque chose qui ressemblait étrangement à un sanglot, et relevaa le visage vers lui. Dans ses yeux, on ne lisait rien. Rien du tout. C'est ça que tu veux m'entendre dire ? Tu as raison, Jimy. C'est moi la salope dans l'histoire. Jamais j'aurais du intéresser Keith, comme ça jamais tu ne te serais senti obligé de venir voir à quoi je ressemblais. Quand tu es venu, j'aurais dû comprendre tout de suite ce qui se passait, comme ça je ne serais jamais tombée amoureuse de toi. Quelle idiote, pourtant, quand un garçon t'embrasse, te dit à quel point tu es merveilleuse, c'est évident qu'il n'est pas vraiment là pour toi. Et après, en fait, j'aurais dû comprendre, que tu étais amoureux mais qu'il y avait un problème. Enfin, ça, je l'ai fait, mais j'aurais du comprendre quel était le souci. J'aurais dû savoir que tu te sentais coupable par rapport à Keith, parce que je connaissais très bien ses sentiments. Et j'aurais dû te dire que ce n'était pas grave. J'aurais dû. Quelle salope je suis. Elle l'avait dit d'un ton monocorde, sans la moindre émotion. Parce qu'elle ne voulait plus se battre. Et que s'il voulait vraiment entendre que c'était sa faute à elle, elle allait le lui dire. Pour être débarrassée de tout ça, et ne plus rien lui devoir du tout. Mais tu sais … Je voulais le faire. Quand Keith est entré, quand tu m'as dit finalement que tu le savais … Je voulais juste aller voir comment il allait, et te rejoindre. Te dire que c'est toi que j'aime, et que c'est tout ce qui compte à mes yeux. Mais tu avais décidé pour moi que ce n'était pas une option.

    Elle ferma les yeux quelques instants, avant de s'accroupir et d'attraper son téléphone. Alors, oui, Jimy. Oui, c'est ma faute cette histoire. Ton coeur, celui de Keith et le mien, c'est ma faute. Parce que si j'avais pas existé, vous seriez toujours les deux meilleurs potes du monde. Elle n'en croyait pas un mot, et était en train de s'achever, mais elle préférait que ça s'arrête là. J'espère qu'il te pardonnera. Et que vous vivrez une longue et belle histoire d'amitié. Parce qu'il paraît que c'est ce qui compte le plus au monde. Faux, faux, complètement faux. Elle voulut s'enjoindre d'arrêter de parler, mais elle n'y arrivait pas. Il fallait qu'elle s'achève. Maintenant. Tu ne croiseras plus ma route. Je vais juste disparaître de votre paysage à tous les deux. Comme ça il n'y aura vraiment plus rien en travers de votre route, puisque l'amitié est plus importante que l'amour, qui serais-je pour tenter de m'y opposer ? Elle rangea son portable dans sa poche. Maintenant, la noyade. Salut Jimy. Elle rajusta son sac, et le contourna pour partir.
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MessageSujet: Re: You must be f***ing kiddin' me ! - Jimy   Sam 4 Fév 2012 - 14:58

    Tous ses mots lui firent mal, tous sans aucune exception. En jouant la demeurée ainsi, elle l’énervait. L’autruche, voilà ce qu’elle faisait, refusant de comprendre ce qu’il se passait réellement. Bien ! Si elle voulait souffrir pour de bon, si elle voulait vraiment de la franchise, et si elle voulait aussi qu’il la brise pour être totalement un salaud, alors il allait le faire. En agissant ainsi, il la perdrait probablement pour toujours, mais tant pis. Il la perdait encore et toujours plus alors le principal maintenant était qu’elle le comprenne et qu’elle regrette. C’était une sorte de vengeance mesquine, mais elle avait ouvert des digues en déchirant cette photo puis en parlant de cette façon. Lorsqu’elle passa à côté de lui, après son adieu, il l’attrapa par le bras et la força à le regarder. Dans sa tête, il était hors de question qu’elle s’en sorte comme ça. Jimy était peut être responsable de beaucoup de choses, mais il ne voulait pas porter le chapeau tout seul. J’aimerais te raconter une histoire. J’aimerais que tu ne m’interrompes pas mais de toute façon, même si tu le fais, je n’arrêterais pas. Tu veux la vérité, tu veux tout savoir ! Bien, alors je vais tout te dire. Avant ça, une chose, ne vient pas me le reprocher ensuite. Tu voulais savoir, alors tu sauras…

    La tenant toujours par le bras, il la tira derrière lui sans ménagement, sans lui laisser la moindre occasion de se dérober. Finalement, ils arrivèrent dans un endroit désert et il la lâcha enfin. Il était une fois, une jeune homme amoureux. Rien de bien nouveau. Amoureux d’une fille qui selon ses dires était parfaite, géniale, bref, un rêve. Un rêve que voulait rendre possible son meilleur ami, prêt à tout pour lui. Un rêve qui pour l’instant ne pouvait rester que ça, puisqu’il ne lui parlait même plus. Un éloignement que l’ami voulait réduire. Pendant des heures, il se creusa la tête, en compagnie de son écureuil, lorsqu’enfin il comprit. ‘Je vais les rapprocher tous les deux’ disait-il. Encore une fois, il réfléchit, pendant longtemps, conscient que rien ne les assemblait maintenant. ‘Je vais sortir avec elle, comme ça elle trainera avec nous et paf ! le charme opérera.’ Conclut-il finalement après une nuit blanche. Son plan était en route. Séduire la fille n’était pas compliqué, au contraire d’ailleurs. L’emmener au bal ne l’était pas plus. La première partie de son plan fonctionnait à merveille. La fille et l’amoureux s’étaient un peu retrouvé, ils parlaient de nouveau… c’était. Parfait !

    Les yeux de Jimy fixaient avec attention Lara, conscients de la moindre de ses réactions, sans pour autant s’arrêter de parler. Un élément imprévu vint pourtant perturber son plan. L’amoureux avait raison, elle était belle, elle était gentille, elle était géniale, elle était parfaite. Son cœur perturbé n’eut aucun mal à succomber à son tour. Sa loyauté fût ainsi divisée. La fille ou l’ami ? Voilà un cruel dilemme qui le taraudait, toujours plus, le brisant de l’intérieur, l’empêchant de s’épanouir dans sa relation avec la fille, l’attirant loin de ses amis. Le temps passait et il perdait tout ce qui importait. Un ami… puis son meilleur ami. Seule lui restait la fille et sa décision fût prise. Lui qui s’était promis de ne jamais la toucher décida finalement de la laisser faire, bafouant ainsi son ami. Ami, qui n’était au courant de rien, toujours amoureux de la fille et surtout, en train de l’avoir, petit à petit. Le meilleur ami voyait tout ça, ce rapprochement et intérieurement s’en félicitait et s’en maudissait. Son cœur déchiré ne savait plus s’il devait rester avec la fille ou récupérer son ami. Et finalement elle gagna. Ce fût elle qui gagna son cœur et il décida de prendre sa vertu et de perdre la sienne. La perte de son ami lui faisait du mal mais il était certain d’arriver à être heureux néanmoins. Vint ce fameux moment, où volupté et amour ne semblaient faire qu’un…

    Un sanglot interrompit la tirade de Jimy, qui sentait sa voix se casser et s’étioler au fil des minutes. Cependant il devait terminer son histoire, il fallait qu’elle comprenne tout ce qu’elle avait perdu, il le fallait, pour qu’il puisse faire un trait sur elle. Heureux, ils étaient heureux, mais pour guère longtemps. La porte s’ouvrit soudain, sur l’amoureux bafoué. Tristesse et incompréhension se mélangèrent dans le regard de la fille. Tristesse, trahison et défi dans celui du meilleur ami. Tristesse et douleur dans celui de l’amoureux. Chacun sa tristesse, chacun sa douleur. L’heure du choix avait sonné, mais pour la fille cette fois. L’homme qu’elle aimait ou celui qui l’attirait. Sa tristesse à ce dernier, semblant plus importante à ses yeux, ce fût elle qu’elle choisi… laissant l’amant seul dans son lit. Ses yeux s’étaient remplis de larmes, mais il ne pleurait pas, non, il se contentait d’ânonner ses paroles douloureuses. Il lui avait demandé de ne pas partir, il lui avait demandé de rester avec elle, mais elle partit tout de même. Lui ne voulait pas l’attendre, il ne pouvait pas l’attendre. Rester là, faire comme Joseph le cocu et attendre que sa femme ne revienne qu’après avoir réchauffé le cœur d’un autre, au défaut du lit, alors que le sien se glaçait. Aucune pensée rationnelle ne vint ensuite dans l’esprit du nouvel amoureux, du nouveau bafoué. Il agissait maintenant comme un idiot, perdant encore plus ce qui importait pour lui. La fin de mon histoire n’est pas belle… Ouais, c’est normal, c’est ça l’amour.

    Il se tût finalement, la fixant toujours. Aucun mouvement n’avait été fait depuis qu’il avait commencé à parler, seules ses lèvres avaient remué. Les sentiments avaient désertés son visage pendant son histoire, ses seuls émois s’étant manifestés par les variations de sa voix et ses sanglots. Alors voilà Lara ! Maintenant tu as toute la vérité ! Tu te sens mieux ? Ca m’étonnerait. Je suis encore plus un connard ? Ouais c’est sûr. Tu veux me détester ? Tant mieux. Tu peux sortir avec Keith ? Ouais ou pas… Tu fais comme tu veux de toute façon. Tout ce que j’espère maintenant, c’est que tu te rends compte de tout ce que tu as perdu. Tu dis que tu voulais revenir me voir après ? Ouais c’est cool. Après ! Parce que moi… j’étais pas aussi important que lui finalement. Il poussa un soupir et conclut finalement. Disparais Lara, si ça t’amuse. Fuis donc… C’est pas moi qui te pleurerais. Je pleurerai plus pour toi, plus jamais. Fais donc ton égoïste comme je l’ai fait, que tu souffres autant que moi de tout perdre ensuite.
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