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 Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio)

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Alinka J. Leavingfield
Alinka J. Leavingfield

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MessageSujet: Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio)   Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio) Icon_minitimeSam 3 Déc 2011 - 13:03

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→ LIVIO & ALINKA« Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va »





La dernière note annonçant la fin des cours venait de retentir. Rassemblant ses affaires dans son sac Louis Vuitton, Alinka quitta la place qu’elle occupait au dernier rang pour sortir de la salle de cours au plus vite. Bien qu’elle soit une excellente élève, elle n’avait jamais été passionnée par l’école, et d’autant plus depuis qu’elle avait déménagée et qu’elle n’était pas chez elle, entourée de ses amis. Néanmoins, depuis les deux ou trois jours qu’elle était là, elle avait fait la rencontre d’Anastassia Madero, elle aussi étrangère à cette ville où tout le monde se connaissait. Elle avait eu un coup de foudre pour cette fille et depuis leur rencontre, elles passaient le plus clair de leur temps ensemble, faisant en quelque sorte leur propre bande à elles deux. C’est donc tout naturellement qu’elle la retrouva dans le couloir. Un léger sourire aux lèvres, elle s‘approcha de sa nouvelle amie pour lui faire la bise.

« Une bonne journée ? »
« Ca peut aller ! Je commence le club de théâtre aujourd’hui, on va voir ce que ca donne, mais je ne me fais pas de soucis pour moi. Je ne peux pas avoir de rivale. Et toi, tu vas faire quoi ? »
« J’ai un appuntamento avec un certain Livio Pesaro. »
« Hinhiiin ! »
« Pour une visite de l’école, rien de très stimulant. »

Un dernier sourire en direction de vers son unique amie, et Alinka claquait ses Louboutin sur le sol, prenant le chemin de la cafétéria qui avait été convenu comme lieu de rencontre entre les deux élèves. Elle ne savait pas très bien qui était Livio, et de ce qu’elle avait compris de la part de la principale, c’était un élève volontaire pour aider les nouveaux à s‘intégrer au sein du lycée. Ce n’était pas une mauvaise idée, après tout, peut-être qu’ils pourraient s‘entendre ce qui élargirait les connaissances de la jolie italo-russe à deux personnes.

Tout en marchant, elle réfléchissait doucement. Livio. Il était obligatoirement originaire de son pays, de sa terre, de chez elle. De ce pays si magnifique, le plus beau du monde pour la jeune Leavingfield. Il n’y avait rien de mieux que l’Italie, ses grandes étendues de plage, ses imposantes montagnes, ses petits centres villes tout enchevêtrés où on ne peut pas passer avec une voiture. Ce n’était pas du tout comme ici, l’Italie c’était tellement chaleureux, tout le monde avait le sourire aux lèvres, parlait à son voisin et venait en aide à son prochain. Enormément patriotique, les couleurs de la botte flottaient un peu partout sur le territoire. Et même si la plupart de l’année, elle habitait à Milan et que c’était une des plus grandes villes d’Italie, l’architecture lui manquait. Finalement, si au départ elle pensait que ce déménagement était une bonne manière de prendre un nouveau tournant et d’échapper à la surveillance excessive de ses parents qui contrôlaient sa vie, elle regrettait déjà d’être en Amérique. L’Amérique ce n’était pas chaleureux. L’Amérique, la nourriture n’était pas bonne. Il n’y avait pas d’accent chantant mais des personnes qui avalent la moitié des mots ce qui fait qu’elle ne comprenait pratiquement jamais rien. Elle voulait retourner chez elle ! Marre de l’Amérique ! Marre de cette ville pourrie ! Mais pourquoi diable ses parents avaient voulus venir ici ? Pourquoi son père, ambassadeur, devait venir dans ce bled pourri plutôt qu’à New-York ?

D’un coup, ce fut plus fort qu’elle. Elle sentie les larmes lui monter aux yeux et lui piquer la rétine. Il était hors de question qu’on la voit pleurer ! Tant pis pour Livio, elle prenait la tangente, il lui ferait visiter le lycée une prochaine fois. Essuyant d’un revers de main les premiers pleurs qui commençaient à perler aux coins de ses yeux bleus. Elle tourna à la première à droite et sentie une force la percuter et la projeter contre le sol. Laissant un cri se faire entendre pour trahir sa surprise face au choc, elle se retrouva par terre, les cheveux devant les yeux. C’était la goutte d’eau en trop qui fit déborder la belle blonde et exploser sa colère au grand jour.

« Inebetito di americano ! Tu peux pas faire attention et regarder devant toi quand tu marches ? »

Vexée comme un pou, elle ne prit même pas la peine de regarder tout de suite celui qui était responsable de sa chute. Ramassant son sac et défroissant sa robe, au décolleté plongean,t griffée « De Luca », la marque de sa mère, elle remit enfin ses cheveux correctement en place, son dégradé restant ébouriffé à cause de la chute.

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Livio Pesaro
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MessageSujet: Re: Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio)   Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio) Icon_minitimeLun 5 Déc 2011 - 19:54

« Inebetito di americano ! Tu peux pas faire attention et regarder devant toi quand tu marches ? » Livio avait reculé, tapant la tête contre un casier. Un léger gémissement s'était fait entendre de ses lèvres, tandis qu'il se passa instantanément la main derrière le crâne, se massant péniblement l'endroit de l'impact avec le métal du casier. Redressant doucement sa tête, il lança un regard machinale vers la personne qu'il avait percuté. Il lui fallut quelques instants pour reconnaître le visage qu'il avait vu par photo, lorsque le proviseur l'avait convoqué dans son bureau pour lui annoncer qu'il serait, en quelques sortes, le parrain d'une nouvelle élève venue tout droit d'Italie. Tout droit de Milan. Livio avait quelque peu tiqué. Ce n'était pas parce qu'il était italien, du moins, à moitié de part son père, qu'il parlait italien, ou que, même, il n'y avait mis ne serait-ce qu'un pied. Par chance, c'était le cas. D'autant plus que son père avait toujours été le premier à vouloir que son fils connaisse son patrimoine familiale, malgré l'importante zone d'ombre qui se situait au niveau de ses aïeux. Livio était l'un des rares élèves de son école à parler couramment deux langues. Peu de gens le savait car ce n'était pas quelque chose dont il se vantait. Livio était plutôt du genre à montrer aux autres que ce qu'ils voulaient voir, ce qu'ils trouvaient cool chez lui, histoire de ne pas être reléguer à la même place que cet espèce de Glee Club, ou encore des Geeks du club de science.

Livio comprit rapidement que la jeune Alinka n'était pas dans son assiette. Vif d'esprit pour une fois, il s'approcha machinalement d'elle, lui tendant sa main pour l'aider à se relever. Elle ne l'avait pas saisit, se relevant tant bien que mal, tout en arrangeant ses habits. Livio laissa retomber sa main le long de son corps, avant de prendre la parole : « Tu dois être Alinka ? Je suis Livio. On m'a chargé de te faire visiter le Bahut, et de veiller sur toi. » Il eut un léger sourire. Il avait articulé sans pour autant la prendre pour une gogole. Il voulait juste rattraper ce qu'il venait de se passer. Puis, dans un italien sans accent, il s'écria : « Afflitto, Alinka. Avevo altrove la testa.* » Encore un geste pour qu'elle se détende, et qu'elle comprenne qu'il n'était pas là pour l'emmerder, mais plus pour qu'elle est quelqu'un sur qui se reposer, puisque, de toute façon, c'était ce que Keegan lui avait demandé.

Il fallait l'avouer, la blondinette était rudement jolie. Elle avait ce qu'il fallait où il fallait, et il ne pouvait s'empêcher de la trouver plus que jolie. Peut-être était-ce le faite qu'elle soit, tout comme lui, italienne ? Peut-être qu'il s'en sentait proche sans réellement avoir besoin de la connaître à cause de leur origine ? Il y avait beaucoup de questions, mais très peu de réponses. Du moins, pour le moment. Et puis, Livio n'était pas vraiment quelqu'un qui allait se tracasser la tête à chercher des réponses qui allaient sûrement lui arriver tout cuit à un moment ou un autre. Le Guido reprit la parole, en faisant un signe de tête vers la sortie pour lui dire : « On va faire un tour dehors ? T'as pas l'air bien. »



* « Désolé, Alinka. J'avais la tête ailleurs. »
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MessageSujet: Re: Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio)   Il ne va pas loin, celui qui d’avance sait où il va. (pv livio) Icon_minitimeLun 5 Déc 2011 - 21:03

« Tu dois être Alinka ? Je suis Livio. On m'a chargé de te faire visiter le Bahut, et de veiller sur toi. » Sur la défensive depuis son arrivée dans cette ville, Alinka ne prit pas aide de la main qui lui était tendue pour se relever. Jaugeant Livio d'un petit regard hautain, elle fût forcée de constater qu'il n'avait pas l'air méchant, ou même réticent à se trouver en sa compagnie pour lui faire une visite de l'établissement scolaire. Baissant doucement sa garde, elle resta silencieuse, le laissant la séduire complètement pour qu'elle accepte de lui accorder un brin de confiance et ainsi commencer la visite. Il est vrai que commencer par la faire tomber par terre n'était pas la meilleure des manières d'entammer une relation, du moins si on la voulait amicale. « Afflitto, Alinka. Avevo altrove la testa. » A l'écoute du chant de son pays, de cet accent absent, si magnifique, mais qu'elle imaginait, de ces mots qui resonnaient à ses oreilles et qu'elle comprennait sans avoir à faire le moindre effort, elle sentie un énome sourire se dessinner sur ses lèvres pulpeuses. Il avait passé le teste avec brillot ! Il faut dire que face à une personne qui avait autant le mal du pays qu'Allie, lui montrer que quelqu'un d'autre qu'elle connaissait son langage était très intelligent. « No, sono io. Non mi avrei dovuto portare così, era ridicolo. »* Un nouveau sourire apparu sur les lèvres de la belle Leavingfield, comme pour tirer un trait sur l'accès de colère qu'elle avait eu, quelques minutes auparavant, contre Livio. Finalement, il s'était juste présenté au mauvais moment et avait dû subi les foudres d'Alinka.

« On va faire un tour dehors ? T'as pas l'air bien. » Répondant à l'affirmative par un signe de tête, Alinka se laissa guider dans les couloirs, suivant Livio de manière très studieuse. Le regardant de derrière, il n'était pas mal du tout. Il avait le côté ténébreux et la peau bronzé de chez elle ce qui forcément lui plaisait. Le petit sourire à la fois charmeur et coquin était après tout le symbôle de tout italien. Lorsqu'on regardait Alinka, elle avait le corps d'une italienne mais le visage d'une russe. La peau pâle, les cheveux blonds, les traits fins, elle tenait cela de son père, Aleksandr. Alors qu'elle laissait son regard vagabondé sur les fesses de son guide touristique de Chance Harbor, elle se rendit compte qu'ils se trouvaient devant les grandes portes qui permettaient de quitter l'enceinte pour aller dans les exterieurs. Relevant son regard pour fixer sa nuque, elle laissa un infime sourire apparaître sur ses lèvres. Lorsqu'ils arrivèrent dehors, elle se plaça à sa droite et ferma doucement les yeux alors qu'elle prenait une forte bouffée d'air. « Je n'arrive pas à m'habituer à ici. J'ai le mal du pays, il faut croire. » Passant une main dans ses cheveux, elle réflechissa un instant ; après tout, il était là pour l'aider et il s'était montré relativement cordial, voir même aimable, alors pourquoi pas ne pas lui dire le vrai fond du problème. Soupirant un instant, elle se tourna pour planter son regard bleu dans l'obscur de Livio. « En fait, le problème c'est que, les gens se connaissent depuis genre... toujours ! Et ça donne l'impression qu'ils sont très bien comme ça et qu'il n'y a pas de place pour un nouveau ou une nouvelle, en l'occurence. » Elle savait que Livio était originaire d'ici depuis toujours, ou du moins elle en était persuadée. Et puis, ce n'était pas comme si c'était elle qui avait du mal à s'intégrer, puisque sa nouvelle, et unique, amie Anastassia avait exactement le même ressentiment quand à cette communauté qui paraissait extrêmement fermée. Finalement, elle qui rêvait d'aventure, d'adrénaline et d'une nouvelle vie qui ne serait pas régie pas ses parents, cela ne s'annonçait pas si facile que cela, car à quoi bon l'aventure et le frisson si l'on n'a aucun ami avec qui le partager et le vivre ?



*Non, c'est moi. Je n'aurais pas dû m'emporter comme ça, c'était ridicule.


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